La sœur de Maelys des aveux déchirants après le procès de Nordahl

Le procès s'est fait attendre pendant de longues années. Mais, la justice a tranché et le verdict est tombé ! Même quand on pense que l'affaire est fini, on apprend encore d'autres informations...

© Capture Facebook-La sœur de Maelys des aveux déchirants après le procès de Nordahl

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Tout le monde attendait que justice soit faite pour Nordahl Lelandais. Les proches ont dû être patient pendant 4 ans. Dans la salle d’audience, Laurent Boguet, avocat du père de Maëlys déclare : « Ainsi passe la justice des Hommes ». Christiane Lelandais prend la main de son fils à travers le box. Ses avocats, Maître Jakubowicz et Maître Moutous, sont à côté de lui, l’air grave…

Nordahl Lelandais : la fin après 4 ans de procédure

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La présidente, Valérie Blain, commence l’audience en diffusant des interrogatoires, notamment un d’un ex-codétenu de Nordahl Leldandais. L’homme déclare qu’il est en effet coupable et qu’il s’est confié à lui en prison. Il lui a avoué qu’il a abusé de Maëlys. Un agent pénitentiaire a aussi confirmé les propos.

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Le 14ᵉ jour du procès, l’avocat général Jacques Dallest demande la perpétuité et une période de sûreté de 22 ans pour Nordahl Lelandais. En face, l’avocat du meurtrier commence sa défense. Il explique que le profil de son client n’a rien à voir avec celui d’un tueur en série. « Tout homme doit conserver un espoir fut il lointain. […] Le mot de perpétuité renvoie à l’éternité. […] 30 ans, c’est ce que Nordahl Lelandais mérite clairement et il le sait. »

Nordahl Lelandais : c’est fini !

Bien sûr, la demande de l’avocat de la victime aura eu gain de cause. C’est la réclusion criminelle à perpétuité et 22 ans de sûreté pour Nordahl Lelandais. « Il ne fera pas appel de sa condamnation à la perpétuité. Son destin est entre ses mains, il n’a plus besoin d’avocat, c’est à lui de travailler ». Le procès a duré trois semaines de procès et ce fut une épreuve pour la famille.

La mère de la fillette explique « qu’il (Nordalh ndlr) ne fera plus jamais de mal à personne. Maëlys a mis un dangereux criminel en prison, elle a été avec nous pendant tout ce procès ». Son avocat, Maître Fabien Rajon, déclare : « Cette affaire, c’était le combat d’une vie. Notre justice française n’a pas été faible, elle a fait preuve de force. Ce verdict, il honore notre justice, il honore notre institution judiciaire. J’y ai mis mes tripes. J’ai défendu cette famille avec toutes mes forces. Ce verdict honore la justice française ».

 

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La douleur de la disparition sera toujours présente

Le papa déclare à nos confrères de la Depêche : « la peine prononcée ne sera jamais assez lourde. Avec tout le mal qu’il a fait, à ma famille, toutes ces familles brisées par ce drame, pour moi ce ne sera jamais assez lourd. Aucune circonstance ne pouvait lui permettre d’enlever la vie d’une innocente, ma fille ». 

Colleen, la grande sœur de Maëlys, est « très contente du verdict ». Mais, elle précise également : « Je suis malheureusement déçue par l’autre dans le box (Nordahl Lelandais, ndlr). Il n’aura pas pu nous apporter plus de vérité. Ma sœur, c’est une guerrière. C’est mon exemple, c’est tout pour moi. Il m’a tout enlevé ». Colleen a été victime de harcèlement scolaire à cause de cette affaire : « Des enfants lui tiraient les cheveux ».

La mère explique qu’ « un enfant lui aurait dit baisse ta culotte. Je suis allée à une réunion avec la maîtresse, sans sa présence, on discutait et on la voit qui arrive sur son vélo. Elle est rentrée dans la classe essoufflée et a dit à sa maîtresse qu’elle en avait marre que tout le monde l’embête « . 

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Les proches libérés

La maman se remémore les premiers jours après le drame. « Le plus dur était d’apprendre des choses dans les journaux », dit-elle. Par exemple, un jour, elle apprend que Maëlys avait eu la mâchoire fracturée. « Le 14 février [2018], le jour où on a retrouvé Maëlys, les journalistes sont rentrés dans notre cour : les chiens aboyaient. Joachim a lâché les chiens. Ils sont repartis. Je ne sais pas ce qu’ils recherchaient. Nous voir en train de pleurer ? », se demande-t-elle.

Au moment du verdict, mère et fille tombe dans les bras l’une de l’autre. 60 personnes ont assisté au procès. L’émotion était palpable, sauf pour Nordahl Lelandais qui « est resté de marbre, mais comme un peu sonné ». 

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