Le nouveau RSA conditionné à 15 à 20 heures d’activité par semaine dans ces départements

On vous explique les nouvelles règles du RSA pour 2023. Une promesse qu'Emmanuel Macron a expliqué au moment de sa réélection.

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Emmanuel Macron avait évoqué la réforme du RSA en 2022 au moment de sa réélection. Désormais, cette aide sera liée à des heures de travail. En 2023, 18 départements et une commune vont faire partie des testeurs. Le but est de pousser certains bénéficiaires à reprendre le chemin du travail. Si tout se passe bien, la mesure sera appliquée ensuite dans tout l’hexagone.

Les nouvelles règles du RSA pour 2023 !

Une chose est sûre, le gouvernement Macron avance doucement, mais sûrement ! En effet, au fur et à mesure, il met en place les promesses qu’il avait évoquées pendant les campagnes présidentielles. Ainsi, l’État a déjà appliqué les nouvelles règles sur l’indemnisation chômage en lien avec le contexte économique et lancé la réforme des retraites. À présent, c’est le moment de faire peau neuve au RSA. En effet, l’exécutif souhaite que son versement dépende des heures d’activité, soit 15 à 20 heures par semaine. En décembre, Olivier Dussopt, le ministre du Travail, a annoncé les 18 départements pilotes et la ville de Lyon qui allaient tester ce nouveau dispositif en 2023.

La région de l’Aveyron pour tester le nouveau dispositif du RSA

Dans la région de l’Occitanie, l’Aveyron est le seul à bien vouloir jouer le jeu. Le Gard et l’Hérault préfèrent laisser passer plusieurs mois avant de se lancer dans l’expérimentation. Le dispositif du RSA suit la logique globale du dispositif France Travail. Dans la réforme du RSA, chaque bénéficiaire de l’allocation va signer un « contrat d’engagement sur la base d’un accompagnement intensif avec une cible de quinze à vingt heures par semaine ».

En d’autres termes, l’allocataire doit devenir acteur de son retour sur le marché du travail. Le but est qu’ils s’émancipent et sortent de la précarité. Les heures à effectuer concernent par exemple une formation ou une découverte en entreprise. Cela peut être aussi participer à des ateliers collectifs, effectuer une activité citoyenne, suivre un soutien à la création d’entreprise ou s’engager dans un projet d’insertion.

Un budget de 15 milliards chaque année pour l’État

Vous l’aurez compris, le but n’est pas de les faire travailler bénévolement, mais de les remettre en selle. En effet, le RSA était une prestation pour les chômeurs en fin de droits sans ressources et sans suivi derrière. Ainsi, le système a montré ses limites selon le gouvernement. En juin 2022, d’après les informations du ministère des Solidarités, 1,88 million touchait le RSA. Cela représentait un coût annuel de 15 milliards d’euros qui prenait en compte la prime d’activité et les coûts d’accompagnement.

34% des allocataires ont un travail

Pour rappel, un individu seul au RSA reçoit 598,54 euros chaque mois, mais le barème évolue en fonction de votre situation personnelle (en couple ou pas) et des enfants à charge. Seulement 34 % des allocataires ont un travail et 61 % sont au RSA entre 2 ans et plus de 10 ans. En somme, cela signifie que quand on tombe dans la case RSA, on stagne. Cette réforme veut changer ce principe. De plus, la réforme du RSA va obliger les bénéficiaires à s’inscrire à Pôle Emploi. Surprenant, mais ce n’était pas une obligation par le passé. Après la période de test, le gouvernement dressera un bilan et déploiera la solution dans toute la France.

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